Hommage à Yves LETON

Le 19 novembre dernier (2015) notre camarade Yves surnommé Monsieur LAROUSSE  par les hôtesses du Musée du Rhum nous a quitté vaincu par ce mal du siècle appelé cancer.

Jusqu’à, il y a trois ans, il était mon premier collaborateur en tant que vice-président de l’association  les Rails de la Canne à Sucre.

Ce choix n’était pas dû au hasard, puisqu’il était chargé de la formation.

Cette fonction pour lui, n’était pas nouvelle pour l’avoir exercée des années durant à la RATP avant de prendre sa retraite.

Né le 20 décembre 1935, il a tiré sa révérence un mois avant son 80e anniversaire.

Avant de rentrer à la RATP en octobre 1963, il avait exercé différentes fonctions en Martinique dont celle de commandeur d’habitation (le Galion), ce dont il était assez fier compte tenu du contexte de l’époque et de son jeune âge pour la fonction.

Yves LETON arrive à Paris en décembre 1962 par le biais du BUMIDOM pour y effectuer un stage dans les métiers du bâtiment. Seulement, la rudesse du climat en hiver le conduit très vite à choisir une autre voie.

C’est ainsi que, en octobre 1963, il rentre à la RATP.

Il occupe la fonction de chef de station dans le métro parisien jusqu’en 1970 où il est admis au concours d’agent de maitrise polyvalente de l’exploitation.

Après quelques années d’exercice sur le réseau, il est coopté pour devenir formateur au sein de l’entreprise. Très vite, ses aptitudes de pédagogue le conduisent à devenir informateur indiscutable et indiscuté reconnu par ses pairs.

Il est affecté au groupe ² train ² c’est-à-dire chargé de la formation des conducteurs du métropolitain.

Aux dires de ses collègues, ce fut un excellent formateur. Aussi, c’est tout naturellement que, l’ayant retrouvé en Martinique, je l’ai invité à nous rejoindre au sein de l’association du train des plantations.

Je n’ai pas eu beaucoup de mal à le convaincre dès lors que je lui confiais la charge de la formation.

C’était pour lui un nouveau challenge que d’inculquer la rigueur qu’implique le travail d’exploitant ferroviaire à des gens qui n’y connaissaient strictement rien.

A cette tâche, il a pu apporter toute sa compétence.

Je ne doute pas que de là où il se trouve aujourd’hui, il essaye encore de convaincre et d’approfondir.

Ces quelques lignes n’ont d’autres ambitions que de témoigner à sa famille et à ses proches qu’il jouissait de l’estime de tous au sein de notre association ²Les Rails de la Canne à Sucre².

 

 

                                                                                                   Maurice CHRISTOPHE

 

D’Yves, je garderai un grand souvenir, car lors de mon embauche à la RATP, ce fut le premier antillais que j’ai côtoyé. Il s’occupait d’une formation de conducteur.

 Je fus très heureux de le retrouver au sein de notre association lors de mon retour au pays.

Ce Monsieur qui s’exprimait avec plein de délicatesse et un vocabulaire complet nous a laissé ce 19 décembre 2015.

Nous avons voulu et nous l’avons fait, c’est-à-dire que le 05 août 2015, nous l’avons reçu (le conseil d’administration et quelques adhérents) pour lui remettre un diplôme de membre d’honneur de notre association. Quel fut sa surprise et sa grande émotion ce jour, pour lui mais aussi pour nous autres.

En mon nom et aussi au nom de tous, je lui dis MERCI  pour son dévouement, sa joie de vivre et aussi sa grande compréhension des autres.

 

Patrice PINARD